Nana Hadiza Imprimer
2/24/2012 5:38:28 AM - Publié par fofo_mag@yahoo.fr  


Nana Hadiza Djibrilla Ben Adji, née Akawala est une jeune cinéaste nigérienne. C’est à la suite de sa formation à l’IFTIC en production en deuxième année et en réalisation télévisuelle en troisième année quelle décide de poursuivre dans cette voie après avoir soutenue son mémoire de fin d’étude sur le thème ‘la télévision et l’éducation des enfants’. Elle réalise également son premier documentaire de 13 minutes dénommé ‘les enfants et le petit écran’.
En Octobre 2010 elle est retenue pour le master 2 en réalisation de films documentaire de création de Saint Louis au Sénégal à l’université Gaston Berger. Son film de fin d’étude, d’une durée de 26 minutes s’intitule ‘la passion de Fall’.
Depuis son retour de Saint Louis elle est employée au Centre National de la Cinématographie (CNC).


FOFO : Ta vision du cinéma nigérien.



NANA : Le cinéma c’est l’art de s’exprimer, de s’extériorisé et de transmettre son point de vu. Le cinéma permet de prendre position par rapport à un sujet. Le cinéma c’est raconter une histoire cohérente pour toucher les spectateurs. Le cinéma nigérien est passé du stade où il représentait le cinéma africain, où il était le miroir de la réalisation africaine avec les cinéastes de l’époque tels Oumarou Ganda à une longue période d’inexistence. Actuellement beaucoup de choses sont entrain d’âtre faites pour que le cinéma nigérien rayonne de nouveau mais il y a beaucoup à faire. Il y a un manque de professionnalisme, un manque de financement, il y a aussi le fait que l’on évolue individuellement, ce n’est pas bien. Nous devrions nous unir, nous entraider pour la bonne marche de notre cinéma. L’espoir est là car il y a une véritable fougue, une envie manifeste des jeunes de vouloir réaliser des films.



FOFO : Pourquoi tant de documentaires et si peu de fiction ?



NANA : C’est vrai qu’au Niger la tendance est à la réalisation de documentaires. Peut-être parce que c’est dans ce domaine que nous avons bénéficié de formations, peut-être que c’est parce qu’on a envie de raconter nos réalités, de montrer qui on est, notre culture, nos mœurs. Cependant la fiction ne devrait pas être mise à l’écart. Aujourd’hui les séries sont les produits cinématographiques les plus consommées dans le monde. Quelques uns travaillent là dessus. Je pense que la prise de conscience a commencé.



FOFO : Le cinéma a t-il une réelle utilité pour la société ?



NANA : La puissance du son et de l’image est incontournable dans l’éducation, dans l’information, dans l’information, dans le changement de mentalité, dans le changement de comportement, dans le développement. Le cinéma permet d’atteindre un public qu’on ne peut estimer car le film voyage. Cet art peut permettre de faire découvrir un peuple.



FOFO : Tes projets ?



NANA : J’ai beaucoup de projets dans la réalisation de documentaires et de fictions. Actuellement j’ai un film qui est déjà bouclé et qui s’intitule ‘Mu Maganta’ ce qui signifie ‘parlons-en’.



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