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Fredy
Par Webmaster Publié le 23/04/2012
Fréderic Serge Péchot, alias Fredy, ex membre du groupe Wass-Wong en est aujourd’hui le manager. Depuis mars 2012 il est en formation régie son et lumière au CCFN Jean Rouch après l’obtention de son diplôme en audio-visuel décroché au Ghana.
FOFO :Quand es-tu rentré dans le Hip Hop nigérien ? FREDY :J’ai débuté en 1997 dans la formation Fugitif avec Lucifer, Check le Flow et Roméo. Nous rappions sur des faces B de rap américain. Nos textes parlaient de la drogue, du sida, de la pauvreté, de la prostitution, etc. A l’époque il y avait très peu de groupes de rap au Niger, on peut citer Wongary, Wassika, Fanatic, Tod One, Lakal Kaney. Le Hip Hop avait sa base dans trois quartiers de Niamey : Terminus, Maison économique et Plateau. En 1998 j’ai sorti deux single en solo ‘Changeons’ et ‘Amour profond’.
FOFO :Ton regard sur le Hip Hop d’aujourd’hui. FREDY :Dans le temps le Hip Hop faisait la fierté de tout le Niger. Les spectacles de Hip Hop se déroulaient à guichet fermé. Les jeunes soutenaient vraiment le mouvement. Les artistes étaient engagés. Et puis il y a eu la cassure des groupes et des gens qui se sont levés su jour au lendemain pour se revendiquer rappeur. Aujourd’hui on ne peut plus distinguer les vrais des faux. Pour moi la chute du 2H nigérien a commencé après l’échec de Lilwal. Ce collectif mis en place en 2002 était composé de Wass-Wong, Kaidan Kaskia, Djoro G et Black Daps. Si ce collectif avait résisté le Hip Hop nigérien aurait eu une base, une bonne assise et il allait s’implanter durablement dans notre société parce que les groupes qui le composaient faisaient parti des ténors de l’époque. Le manque de confiance entre ces groupes a amené la dislocation de Lilwal moins d’un an après sa création. Chaque groupe voulait être le leader du collectif. Pour s’en sortir ils auraient du créer une administration indépendante mais ils ne l’ont pas fait. Après ça ils se sont mis à se faire des coups bas les uns les autres, ça a été vraiment un mauvais exemple pour les jeunes générations. Pour que le Hip Hop nigérien renaisse de ses cendres il faudrait constituer une association structurée des artistes rappeurs. Ensuite il faudrait faire des ateliers de formation surtout au niveau des textes. Aujourd’hui la majeure partie des albums Hip Hop passe inaperçues et c’est en grande partie du au manque de niveau de ces productions.
FOFO :On a longtemps dit que le Hip Hop nigérien était le quatrième du monde, ton avis là dessus. FREDY :C’est RFI qui a fait ce classement il y a une dizaine d’année mais les nigériens ont mal interprété ce que ça signifiait. A l’époque RFI faisait une sélection de rap et diffusait des morceaux de tous les pays. Ensuite la radio faisait un classement. Un jour la tendance a fait que la quatrième place est revenue au Niger. Cette quatrième place c’était juste sur une période, elle a été du au succès de l’album ‘Anazoua’ et notamment au titre ‘Tchimi Fonda’ de Wass-Wong sur cette radio.
lundi 23 avril 2012 Dans la même catégorie |
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