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Amoine Salif
Par Webmaster Publié le 19/04/2012
Amoine Salif débute sa carrière d’animateur à la radio télévision Ténéré en 2001. En 2007 il rejoint la radio télévision Dounia avant de s’installer cette année sur les ondes de la radio télévision Labary.
FOFO : Pour toi, quel est le rôle d’un animateur ? AMOINE : L’animateur, c’est celui qui tient en halène les auditeurs et les téléspectateurs, il est l’intermédiaire entre ceux qui écoutent et les médias. Il est comme un arbitre entre les téléspectateurs et les auditeurs. Son rôle c’est de sensibiliser, d’informer et de distraire. Ce que je fais dans l’émission que j’anime, qui s’intitule ‘la vie des artistes’, c’est une sorte de contribution que j’apporte au mouvement de la culture nigérienne en général, particulièrement à la musique. Cette émission reçoit un artiste ou un groupe musical une fois par semaine, afin qu’ils puissent parler de leurs vies et de leurs carrières. C’est aussi une manière de les faire découvrir à travers cette émission qui se passe à la radio du lundi au jeudi de 11h à 12h et sur la télévision tous les mardi à partir de 14h. FOFO : Quel diplôme faut-il pour devenir animateur d’une chaine de radio ou de télévision ? AMOINE : Malheureusement au Niger il n’y a pas d’école pour cette formation, c’est dommage. Tous ceux qui sont dans ce domaine l’ont appris sur le terrain. Nous ne possédons pas de diplôme de ce genre ; peut être quelques uns des animateurs expatriés en possèdent. Les responsables des chaines envoient seulement les journalistes qui présentent le journal en étude ou en formation. Une année, un collectif d’animateurs avait entamé un combat dans le but d’obtenir eux aussi cette opportunité, mais cette bataille n’a aboutit à rien. FOFO : N’importe qui peut donc devenir animateur ? AMOINE : Bien sûr. En écoutant les différentes émissions, vous découvrez chaque jour de nouvelles voix, dont la plupart parlent mal le français et d’autres n’ont aucun respect pour leurs auditeurs. Pour cela je souhaite que les responsables des chaines procèdent à un test pour choisir les animateurs. Certains animateurs sont liés à leurs médias par un contrat, mais on les compte sur les doigts d’une main. D’autres se lancent dans ce métier juste pour qu’on entende leurs voix, et à la fin c’est pour jouer les stars, ce qui est dommage. FOFO : Ton regard sur la musique nigérienne. AMOINE : Elle est mal connue mais aujourd’hui les gens commencent à comprendre son importance. Je pense que les artistes ont compris qu’ils doivent bien travailler pour qu’ils puissent être écoutés hors de nos frontières. Les animateurs aussi ont leur part de responsabilité. Nous préférerons jouer la musique d’ailleurs, et franchement cela contribue au freinage de la musique nigérienne. Je profite de cet entretien pour demander à tous les hommes de média de fournir un effort pour la promotion de notre culture en général et de la musique nigérienne en particulier. Personne ne m’impose quoique ce soit pour mon émission. Je choisi moi-même ce que je dois jouer à mon émission. Je suis un animateur culturel. Tous ceux qui m’écoutent peuvent témoigner que je consacre les 90% de mon émission à la musique nigérienne. Mais je crois que certains de mes collègues animateurs doivent être sensibilisés sur ce point. FOFO : Ton dernier mot. AMOINE : Je remercie Fofo magazine, ce magazine qui contribue beaucoup à la culture nigérienne, on ne se fatigue pas de le répéter. Je lui souhaite plein succès. jeudi 19 avril 2012 Dans la même catégorie |
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